Adrien (chuchotant presque) :
— Alors on les inventera ensemble.
Ce soir-là, il ne se passa rien de plus qu’un long regard. Mais c’était un début.
Leur histoire se construisit lentement, entre balades silencieuses, dessins échangés, conversations profondes à la terrasse d’un bar désert. Léo apprenait à se connaître. Adrien, à s’ouvrir de nouveau.
Deux hommes. Deux âges. Deux histoires différentes.
Mais une seule saison pour s’être trouvés.
Léo avait gardé le carnet d’Adrien comme un trésor. Il ne l’avait pas encore ouvert. Il le regardait souvent le soir, posé sur sa table de nuit, comme s’il contenait quelque chose de trop précieux pour être touché trop vite.
Une semaine passa avant qu’il n’ose gribouiller quelque chose à l’intérieur. Ce ne fut ni un dessin, ni un poème. Juste une phrase :
« Je ne sais pas ce que je cherche, mais je crois que c’est toi. »
Le lendemain, Adrien ne vint pas au café.
Ni le surlendemain.
Léo se surprit à attendre. À scruter l’horloge. À tendre l’oreille au bruit de la porte. Rien.
Le quatrième jour, il finit son service et, presque sans réfléchir, sortit le carnet de son sac. Une adresse y était écrite, sur la première page, discrète, au crayon : Rue des Lavandes, n°12.
Il hésita. Puis il y alla.
La rue était calme, bordée de platanes. Une petite maison aux volets verts. Il frappa doucement. Adrien ouvrit, surpris.
Adrien
Adrien :
— Tu l’as trouvé.
Léo
Léo (timide) :
— Tu n’es pas revenu.
Adrien
Adrien (regardant ailleurs) :
— J’avais peur que ce soit trop. Que ce carnet, ce que j’ai écrit… que ça t’éloigne.
Comments
Pøtåtø ÙwÚ
émouvant et captivant à la fois😭💕
2025-04-30
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